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Cadres / recruteurs : quelles tendances pour 2020 ?

Quelques chiffres :

 

-> 266 400 Cadres ont été recrutés en 2018 ; 280 600 en 2019.

 

En 2020, les différents indicateurs laissent présager la création de 290 000 postes Cadres.

 

Malgré un ralentissement de l’économie mondiale, la croissance française semble résister suffisamment pour que les entreprises appréhendent l’avenir assez sereinement.

 

La bonne santé du marché de l’emploi Cadre résulte de deux dynamiques.

 

La première, conjoncturelle, est directement liée à l’évolution du PIB et aux investissements des entreprises.

 

La seconde, quant à elle, est structurelle,  en raison des profondes mutations auxquelles se trouvent confrontées les entreprises (transition énergétique, explosion du digital, nouvelles réglementations…).

 

Si la moitié des recrutements Cadres visent à remplacer du personnel sortant (turn-over, départs à la retraite), un quart des entreprises vont effectuer ces recrutements en raison du développement de leur activité et des évolutions nécessaires à leur pérennité.

 

Alors que certains secteurs industriels marquent le pas, ces mutations dopent véritablement les entreprises du secteur de l’informatique, de l’ingénierie R&D et du conseil. Avec pour conséquence, une réelle tension dans le recrutement de leurs futurs collaborateurs.

 

 

Les profils Cadres : des profils rares !

 

Les profils Cadres sont rares. Et les difficultés à recruter réelles.

 

Plus d’un quart des recrutements de Cadres sont jugés difficiles (27% des recrutements de Cadres contre 16% des non-Cadres).

 

Les profils Cadres de 5 à 10 ans d’expérience, ainsi que les jeunes diplômés sont les plus prisés par les recruteurs. Ces derniers qui peinent à trouver les compétences nécessaires aux postes à pourvoir doivent innover pour attirer des candidats sur-sollicités. Innover ou parfois évoluer sur certains critères tels que la rémunération, les conditions d’emploi, l’expérience…

 

Les recruteurs, qu’ils soient des entreprises ou des territoires doivent se rendre « attractifs » afin de capter ces candidats. Etudiants, chercheurs d’emploi et salariés en reconversion sont plus de 80% à cibler des entreprises engagées en termes de RSE. Quelle soit multinationale ou TPE, l’entreprise qui met en avant sa responsabilité sociale attire les candidats.

 

On n’hésitera pas à parler de « marque » employeur dont les objectifs sont d’attirer le maximum de profils susceptibles à leur tour d’agir comme de véritables ambassadeurs de l’entreprise auprès de laquelle ils postulent.

 

 

Les nouveaux outils du recrutement

 

Les offres d’emploi constituent toujours le canal le plus utilisé par les entreprises pour recruter leurs collaborateurs –  Cadres ou non-cadres – et elles sont 89% à effectuer leurs recherches via les  jobboards. Cela n’a pas vraiment évolué ces dix dernières années.

 

Cooptation, écoles ou encore salons et forums sont des moyens très utilisées par les recruteurs.

 

Mais le canal qui connaît une croissance exponentielle est celui des réseaux sociaux. 85% des entreprises exploitent les réseaux sociaux pour recruter des Cadres, car ils constituent un canal adapté au sourcing de profils juniors ou pénuriques comme les Cadres.

 

De plus, les réseaux sociaux permettent d’accéder à un vivier de candidats a priori plus important que les CVthèques. Surtout, ils relaient des profils mis à jour beaucoup plus régulièrement qu’un CV mis en ligne sur une CVthèque… et parfois oublié.

 

Quant aux premiers entretiens d’un process de recrutement, ceux-ci sont quasiment toujours réalisés par visioconférence dont l’utilisation est aujourd’hui courante. Charge à chacun de s’approprier ce type d’outil afin de pouvoir mettre en avant ses compétences et d’exposer son parcours à partir de son salon ! Si cette pratique favorise la rapidité d’un recrutement, elle pourra difficilement se substituer à un entretien physique et sera rarement l’expression du « feeling » entre recruteur et candidat.

 

Tests psychotechniques, tests de personnalité, tests d’aptitudes cognitives mais également tests de compétences viennent parfois enrichir l’entretien d’embauche.

 

Si   les   études  graphologiques  ont   été  abandonnées par la majorité des recruteurs,  de  nouvelles « méthodes »  sont désormais utilisées pour sélectionner le bon candidat : jeux, chasse au trésor, escape game… voient le jour.

 

Ces nouveaux outils permettent de mettre en situation le candidat sélectionné afin de mesurer son sens du relationnel, sa capacité à réfléchir différemment, de mieux cerner ses « soft skills », ces fameuses compétences dont les recruteurs sont de plus en plus friands.

 

Ainsi pour attirer de futurs Cadres, jeunes ou moins jeunes, les entreprises (et les recruteurs) doivent innover pour « sortir du lot » et proposer de nouvelles valeurs et de nouveaux enjeux à leurs futurs collaborateurs.

 

 

 

Emmanuelle Cocault